Exposition à venir
L’art qui dialogue avec l’environnement
Communiqué de presse
Au fronton de son œuvre, dès 1905, Ferdinand Cheval inscrit cette formule aussi énigmatique que poétique : « Défense de rien toucher ». Une invitation paradoxale, oscillant entre interdiction et permission, à laquelle Prune Nourry répond aujourd’hui par une proposition résolument généreuse : une exposition entièrement pensée pour être touchée.
Avec Défense de rien toucher, l’artiste transforme le Palais idéal en un vaste terrain d’expérience sensorielle. Ici, le regard ne suffit plus ; il s’efface au profit du contact, du ressenti, de la mémoire des formes saisies par la paume. Accessible à toutes et tous, enfants, adultes, publics voyants ou déficients visuels, l’exposition s’affranchit des conventions muséales pour réactiver une relation directe et physique à l’œuvre. Ce parti pris trouve une résonance profonde avec le geste fondateur de Ferdinand Cheval. Facteur rural devenu bâtisseur autodidacte, formé initialement comme boulanger, il a littéralement « pétri » son Palais. Partout, la trace de la main affleure : dans les reliefs, les aspérités, les accumulations patientes de matière. En invitant à toucher ses propres œuvres, Prune Nourry rend hommage à cette dimension tactile et organique du Palais idéal.
Récents
Résultats de la recherche Supprimer Déplacer Spam Plus
Recherche
Gilles Aillaud
Important
Marika Prévosto
À
sandie hatem
jul 1 à 2h10 PM
Gilles Aillaud, Le silence sans heurt du présent
En coproduction avec les Musées des beaux-
.
ArtCatalyse : L'art qui dialogue avec l'environnement | Contact | Actus | A venir | En cours | Prix décernés | Archives | Lieux inspirés | Bibliographie
Exposition du 10 décembre 2016 au 05 mars 2017.
Fondation Maeght, 623 chemin des Gardettes – 06570 Saint-
Exposition du 10 décembre 2016 au 30 mars 2017.
Espace de l’Art Concret, château de Mouans – 06370 Mouans-
À l’Espace de l’Art Concret, mettant en jeu le concept d’art total dans C’est à vous de voir..., , Pascal Pineau investit les espaces du Château pour en retrouver la fonction originelle, interrogeant la valeur d’usage des œuvres. Expérimentant les limites du décoratif et de l’ornemental, il ouvre un dialogue entre pièces issues de l’artisanat, du design, objets de brocante et œuvres d’art ‘proprement dites’. Ainsi, les salles d’exposition se transforment en une succession d’espaces domestiques fictifs. Cuisine, bureau, salon, chambre d’enfant, suite parentale… chaque pièce peut se percevoir comme un portrait en creux de l’artiste qui pose un regard introspectif sur une trentaine d’années de pratique artistique.
Sur l’invitation de Pascal Pinaud, Alexandre Curtet, fondateur de Loft interior designers, a été sollicité pour concevoir l’aménagement intérieur de ces espaces en dialogue avec ses œuvres, mais aussi celles d’artistes avec lesquels ce dernier partage des affinités esthétiques, comme Noël Dolla, Mathieu Mercier, Natacha Lesueur, Philippe Ramette…
Présentée avec un grand succès à la Fondation Bullukian à Lyon et précédant celle au Musée Camille Claudel en 2027, l’exposition trouve ici une étape singulière dans son itinérance « Empreintes ». Déployée dans ce lieu hors norme, elle en épouse l’esprit et en prolonge les intuitions : un dialogue entre cultures, entre temporalités, entre imaginaires.
Le parcours s’ouvre sur un univers postal, clin d’œil à Ferdinand Cheval. Un timbre en relief, conçu par Prune Nourry en partenariat avec La Poste en 2024 (le premier de ce type) inaugure l’exposition. Réalisé en collaboration avec des personnes aveugles et malvoyantes, il est né d’ateliers d’expérimentation tactile où formes, textures et volumes ont été ajustés pour être perçus par les doigts. Plus qu’un objet à voir, ce timbre se lit au toucher : il incarne une création pensée avec celles et ceux qui en font l’expérience sensible. Ce timbre devient également le vecteur d’une lettre adressée à Philomène, épouse du Facteur, figure discrète mais essentielle sans laquelle le Palais idéal n’aurait sans doute jamais vu le jour.
À l’image du Palais, l’exposition se déploie comme un monde en miniature, un carrefour de récits et de cultures. Les Terracotta Daughters ou les Holy Daughters y côtoient d’autres figures féminines, dessinant une cartographie sensible du corps et de l’identité à travers le temps et les géographies. Sans constituer une rétrospective, Défense de rien toucher traverse ainsi plusieurs projets majeurs de l’artiste et offre un panorama de son regard sur la condition féminine.
Cette œuvre s’inscrit également dans une expérience intime. En 2016, à l’annonce de son cancer du sein, la sculpteure prend conscience de l’importance vitale, pour elle, du toucher, menacé par les effets secondaires de la chimiothérapie. De cette épreuve naît une recherche artistique profondément incarnée, explorant le corps, la réparation et le rituel. C’est Agnès Varda, amie intime de l’artiste, qui lui évoque la figure des Amazones, héroïnes de la mythologie grecque qui se coupaient le sein pour mieux tirer à l’arc. Prune Nourry choisit d’intégrer cette puissance symbolique à son travail. La figure de la femme combattante, résiliente, traverse ainsi l’exposition.
À l’extérieur des espaces d’exposition, six vénus en bronze avec peau de terre sont installées en dialogue avec le Palais. Posées sur des socles rappelant la technique locale du pisé, elles sont inspirées des Vénus paléolithiques de la période gravettienne (entre 30 000 et 20 000 ans avant notre ère) et se tiennent droites comme les gardiens du Palais. Issues du projet collaboratif avec la Maison des Femmes, ces sculptures sont des portraits de femmes de La Maison des Femmes, lieu de refuge à Saint-
À travers Défense de rien toucher, Prune Nourry propose une expérience totale, à la fois sensorielle et existentielle. Comme le Palais idéal lui-
Ainsi, dans ce dialogue inédit, le Palais idéal, œuvre intime et universelle née des mains de Ferdinand Cheval, se redécouvre à travers celles de Prune Nourry. Reliées par la paume, leurs œuvres affirment une même conviction : créer, c’est résister, réparer, et faire naître à nouveau.
Prune Nourry travaille actuellement sur plusieurs projets au long cours, notamment Terracotta Daughters, armée de 108 sculptures de petites filles inspirées des soldats de Xi’an, enfouie en Chine et destinée à être excavée en 2030 ; le projet Venus pour la gare Saint-
Présentée du 31 mai au 6 septembre 2026, l’exposition Défense de rien toucher a été réalisée avec le soutien de la galerie Templon.
Commissariat : Frédéric Legros.
Exposition du 31 mai au 06 septembre 2026. Palais idéal du Facteur Cheval, 8 rue du Palais -
© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2007 -
Prune Nourry, Ganges' Life Line, 2012, résine acrylique, 41,5 × 25 × 14 cm. Photo © Laurent Edeline.