ArtCatalyse : l'art qui dialogue avec l'environnement

Exposition en cours


  L’art qui dialogue avec l’environnement



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Communiqué de presse


Après Buenos-Aires où il est né en 1973, puis Tokyo, Miami, Milan ou encore Helsinki, la France présente pour la première fois à Paris une rétrospective complète – enrichie de nouvelles productions – consacrée à Leandro Erlich, l’un des artistes les plus singuliers et marquants de la scène contemporaine.

Leandro Erlich investit les galeries du Grand Palais avec une série d’installations monumentales où rien n’est jamais comme il paraît. Cette exposition invite le public à franchir le seuil de l’ordinaire pour pénétrer dans un univers où les architectures du quotidien deviennent le théâtre d’une transformation subtile et puissante, et où le spectateur devient acteur de l’oeuvre, appelé non seulement à regarder, mais à remettre en question ses sens et ses certitudes. Comme Leandro Erlich le souligne lui-même : « J’aime me définir comme un artiste conceptuel travaillant à la frontière du réel et de la perception. Mon travail explore les mécanismes à travers lesquels nous construisons notre compréhension du monde, en interrogeant la relation entre réalité, représentation et expérience. »




 





































































 













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Gilles Aillaud

Important



Marika Prévosto

À

sandie hatem

jul 1 à 2h10 PM

Gilles Aillaud, Le silence sans heurt du présent

En coproduction avec les Musées des beaux-arts de Rennes et de Saint-Rémy de Provence, cette rétrospective parrainée par la Fondation d’Entreprise Michelin est la première grande exposition consacrée à l’artiste depuis 10 ans. Une cinquantaine de tableaux provenant de grandes collections publiques et privées seront exposés au FRAC Auvergne.























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Exposition du 10 décembre 2016 au 05 mars 2017.
Fondation Maeght, 623 chemin des Gardettes – 06570 Saint-Paul de Vence. Tél. : +33 (0)4 93 32 81 63. Ouverture tous les jours de 10h à 18h.

Exposition du 10 décembre 2016 au 30 mars 2017.

Espace de l’Art Concret, château de Mouans – 06370 Mouans-Sartoux. Tél. : +33 (0)4 93 75 71 50. Ouverture du mercredi au dimanche de 13h à 18h.

À l’Espace de l’Art Concret, mettant en jeu le concept d’art total dans C’est à vous de voir..., , Pascal Pineau investit les espaces du Château pour en retrouver la fonction originelle, interrogeant la valeur d’usage des œuvres. Expérimentant les limites du décoratif et de l’ornemental, il ouvre un dialogue entre pièces issues de l’artisanat, du design, objets de brocante et œuvres d’art ‘proprement dites’. Ainsi, les salles d’exposition se transforment en une succession d’espaces domestiques fictifs. Cuisine, bureau, salon, chambre d’enfant, suite parentale… chaque pièce peut se percevoir comme un portrait en creux de l’artiste qui pose un regard introspectif sur une trentaine d’années de pratique artistique.

Sur l’invitation de Pascal Pinaud, Alexandre Curtet, fondateur de Loft interior designers, a été sollicité pour concevoir l’aménagement intérieur de ces espaces en dialogue avec ses œuvres, mais aussi celles d’artistes avec lesquels ce dernier partage des affinités esthétiques, comme Noël Dolla, Mathieu Mercier, Natacha Lesueur, Philippe Ramette…







Leandro Erlich
Grand Palais, Paris
02.06 - 06.09.2026

Les quatorze oeuvres présentées révèlent comment l’écart par rapport aux habitudes perceptives ouvre à une autre dimension. Des objets et des scènes ordinaires, repositionnés dans l’espace muséal, acquièrent une valeur inattendue. L’expérience quotidienne se transforme ainsi en occasion de révélation, où familiarité et désorientation coexistent et redéfinissent le sens du réel.


Le parcours de l’exposition se déploie en une expérience progressive. L’entrée est plongée dans l’obscurité, une porte d’entrée vers le monde onirique de Leandro Erlich. Ici prennent forme les bateaux de Port of Reflections et les nuages de The Cloud, ainsi que les vues presque voyeuristes de The View : des oeuvres qui modifient la perception et invitent à perdre ses repères habituels. Le visiteur est immédiatement appelé à remettre en question ce qu’il voit, dans une ambiance de vertige silencieux.

Dans Port of Reflections (2014), trois bateaux semblent flotter sur l’eau. En réalité, cette installation utilise un système mécanique pour reproduire la manière dont un bateau oscille sur l’eau et recréer ainsi avec précision le mouvement, afin d’en recréer avec précision l’apparence et les mouvements. Elle nous rappelle que nous sommes en perpétuel mouvement, toujours en transit sur un bateau, allégorie du parcours de la vie, comme Ulysse lors de son retour à Ithaque.

The Cloud (2018) : une des tendances de l’humanité est de chercher à ajouter de l’ordre et des formes à ce qui n’en a pas, comme dans le cas des étoiles disposées au hasard et organisées en constellations. Comme pour capturer l’impalpable, Erlich présente plusieurs nuages flottant dans d’imposantes vitrines, à la manière d’un cabinet de curiosités.

L’un des thèmes récurrents d’Erlich est la persistance de mondes cachés derrière la façade commune et parfois insipide de la normalité. The View (1997) ne montre rien d’autre que deux fenêtres avec les volets entrouverts. En s’approchant et en scrutant à travers les stores apparaît la façade de l’immeuble en vis-à-vis, à une heure du soir indéterminée où plus d’une douzaine de voisins effectuent tous leurs rituels variés : s’habiller, se laver, cuisiner, manger ou regarder la télévision.


A l’étage supérieur s’ouvre la section Documentation Room : de l’imagination à la réalisation, conçue comme une promenade à travers l’histoire créative de l’artiste de 1994 à 2026 racontée en 41 oeuvres! Sans oublier la série des photographies Polaroids, issues de l’installation Turismo (Tourism), en collaboration avec Judi Werthein, créée en 2000 pour la 7ème Biennale de La Havane. L’installation, aussi absurde que révélatrice, transforme un studio photographique en station de ski fictive au coeur des Caraïbes cubaines. Elle interroge les mécanismes du désir touristique, la fabrication des images-souvenirs et les inégalités d’accès au voyage.


Le parcours se poursuit avec des espaces qui amplifient le sentiment de désorientation et multiplient les perspectives. Quiconque a voyagé sur un vol de nuit traversant plusieurs fuseaux horaires connaît probablement la sensation de stase et de désorientation associée au réveil. Elevator Maze (2011) confronte le visiteur à plusieurs ascenseurs aux portes ouvertes mais, à l’intérieur des cabines, on découvre que certains des miroirs qui les revêtent ne sont en réalité que des cadres vides. Les miroirs reproduisent à volonté le reflet des cabines, projetant celui qui expérimente l’oeuvre dans un voyage sans fin. Lost Garden (2013), exploitant l’architecture de l’espace, consiste en une construction triangulaire avec deux fenêtres sur la façade et un jardin à l’intérieur. Selon les mots de l’artiste, Lost Garden (2009) aspire à créer de la profondeur dans l’expérience banale des espaces quotidiens, suggérant un état de nostalgie permanente.


S’ensuit l’iconique Window and Ladder – Too Late For Help et Elevator Pitch (2008) qui, à chaque ouverture des portes, révèle des scénarios inattendus et toujours différents : de brèves visions qui interrompent la linéarité de la visite et renouvellent l’émerveillement. Une manière encore plus audacieuse d’utiliser l’art pour parler d’une vérité inconfortable sur nous-mêmes. Cette oeuvre a été créée et exposée pour la première fois en 2008 à New Orleans pour l’exposition Prospect.1, organisée dans le cadre d’un effort social plus large visant à contribuer à la reconstruction culturelle de la ville après les ravages de l’ouragan Katrina. En parcourant les zones du Lower Ninth Ward, les plus durement touchées par l’inondation due à la rupture des digues, l’artiste a repéré un point proche des murs de retenue récemment reconstruits, suffisamment proche des structures adjacentes pour faire apparaître de manière frappante une évidence douloureuse : un quartier de maisons construites côte à côte – celui où l’inondation avait provoqué le plus grand nombre de victimes.


Dans la dernière galerie se concentrent les œuvres les plus participatives, où l’expérience devient totale. Le public peut entrer physiquement dans l’oeuvre, l’habiter, en devenir partie active. C’est dans cet engagement direct que le parcours atteint son apogée : une immersion complète dans l’univers de l’artiste, dont on ressort étourdi, traversé par un sentiment d’émerveillement qui continue de résonner bien au-delà de l’espace d’exposition.

Changing Rooms (2008) : lorsque le public pénètre dans les cabines d’essayage élégamment aménagées, il trouve des miroirs en pied installés sur trois côtés. Mais ces miroirs s’étendent à l’infini, créant de l’espace plutôt que de montrer notre reflet. À travers ce jeu d’illusions et de vides, les cabines prolifèrent comme un labyrinthe aux limites indéfinies. Tout comme Alice qui se perd dans le miroir et n’est plus capable de distinguer entre ce côté-ci et l’autre côté, entre soi et l’autre, nous nous perdons dans un labyrinthe entrelacé de non pas un, mais bien trente vestiaires.

Infinite Staircase (2005) ressemble à un escalier grandeur nature avec sa cage d’escalier, puis pivoté de 90 degrés. Bien que le spectateur regarde une oeuvre d’art en position verticale depuis le sol, il est saisi par l’illusion optique de scruter une cage d’escalier orientée vers le bas. Les autres personnes sur les escaliers peuvent être vues en regardant de côté, et non vers le haut, ce qui renforce encore l’expérience au caractère inquiétant. Supprimant la fonction d’un escalier, Erlich libère la structure architecturale de sa fonction originale, la transformant par sa subversion perceptive en une oeuvre d’art autonome.

L’ installation sonore Cage d’Escalier transforme une cage d’escalier en fragment de vie collective. À mesure que le visiteur monte ou descend, il entend des voix derrière des portes invisibles, des fragments d’intimité appartenant à des habitants imaginaires. Peu à peu, l’escalier cesse d’être celui du Grand Palais pour devenir celui d’un immeuble populaire traversé par des existences anonymes.


Le parcours d’exposition se termine par la monumentale installation Bâtiment, créée en 2004 pour Nuit Blanche à Paris, présentée ensuite dans le monde entier en s’adaptant aux caractéristiques de l’architecture locale. Le mécanisme d’exposition reste cependant le même : posée horizontalement au sol, elle présente la reproduction de la façade d’un bâtiment, avec balcons, niches, frises et auvents. Les visiteurs « s’agrippent » virtuellement aux décorations, et un grand miroir incliné à 45 degrés reflète l’image au sol sur un plan vertical, donnant l’illusion d’une vraie façade et la sensation que la loi de la gravité n’existe plus.


Commissaire de l’exposition : Fabrice Bousteau






 







Exposition du 02 juin au 06 septembre 2026. Grand Palais RMN, entrée Clarence Dillon, avenue Winston Churchill, Galeries 9.2, 10.1 et 10.2 - 75008 Paris. Ouverture du lundi au dimanche de 10h à 20h, nocturne le vendredi jusqu’à 22h. Fermé le 14 juillet.

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