Exposition en cours
L’art qui dialogue avec l’environnement
Extraits du texte de Nicolas Trembley
Adrien Chevalley déplace deux grandes typologies classiques de l’histoire de l’art – le portrait et le paysage – pour interroger notre manière de considérer ce qui nous entoure. Le titre de l’exposition, Têtebêche, résume avec humour ce jeu entre les deux genres. La tête renvoie au portrait, la bêche au jardin et au paysage, tandis que le mot suggère également le renversement des points de vue : « un sol au niveau du regard et le regard au sol », selon Adrien Chevalley.
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Gilles Aillaud
Important
Marika Prévosto
À
sandie hatem
jul 1 à 2h10 PM
Gilles Aillaud, Le silence sans heurt du présent
En coproduction avec les Musées des beaux-
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Exposition du 10 décembre 2016 au 05 mars 2017.
Fondation Maeght, 623 chemin des Gardettes – 06570 Saint-
Exposition du 10 décembre 2016 au 30 mars 2017.
Espace de l’Art Concret, château de Mouans – 06370 Mouans-
À l’Espace de l’Art Concret, mettant en jeu le concept d’art total dans C’est à vous de voir..., , Pascal Pineau investit les espaces du Château pour en retrouver la fonction originelle, interrogeant la valeur d’usage des œuvres. Expérimentant les limites du décoratif et de l’ornemental, il ouvre un dialogue entre pièces issues de l’artisanat, du design, objets de brocante et œuvres d’art ‘proprement dites’. Ainsi, les salles d’exposition se transforment en une succession d’espaces domestiques fictifs. Cuisine, bureau, salon, chambre d’enfant, suite parentale… chaque pièce peut se percevoir comme un portrait en creux de l’artiste qui pose un regard introspectif sur une trentaine d’années de pratique artistique.
Sur l’invitation de Pascal Pinaud, Alexandre Curtet, fondateur de Loft interior designers, a été sollicité pour concevoir l’aménagement intérieur de ces espaces en dialogue avec ses œuvres, mais aussi celles d’artistes avec lesquels ce dernier partage des affinités esthétiques, comme Noël Dolla, Mathieu Mercier, Natacha Lesueur, Philippe Ramette…
À Vevey, dans l’atelier d’Adrien Chevalley, certains livres ne sont pas rangés dans la bibliothèque. Ils sont posés sur les tables et les étagères, au milieu des esquisses, des moules, des prototypes et des oeuvres en cours de réalisation. Parmi eux se trouvent plusieurs romans d’Ursula K. Le Guin (1929-
Ces lectures ne fournissent pas une explication littérale de l’oeuvre d’Adrien Chevalley, elles indiquent plutôt un territoire commun : la fiction comme possibilité de décentrement, l’attention portée à d’autres formes de vie, mais aussi son intérêt pour la forêt, l’écologie, les systèmes sociaux et la manière dont les humain·e·s cohabitent avec leur environnement. Adrien Chevalley dit d’ailleurs d’Ursula K. Le Guin qu’elle lui permet de « penser à l’autre », de considérer le monde avec une focale légèrement désaxée. Cette possibilité de changer d’échelle et de point de vue traverse ses propres recherches. Un insecte, un champignon, une fleur ou un coquillage peuvent devenir le point de départ d’une figure, sans que l’on sache toujours à quel règne ni à quel genre elle appartient.
Sur les murs et les tables de l’atelier apparaissent ainsi d’étranges objets en céramique. Adrien Chevalley est fasciné par les formes organiques et par leur étrangeté. Il peut observer un insecte pendant très longtemps et le passage du microscopique au monumental l’intéresse particulièrement : ce qui est presque invisible dans la nature peut devenir une sculpture, tandis que les distinctions entre humain, animal et végétal tendent à disparaître.
Une grande partie de ce matériel relève du bas-
Au mur de l’atelier est accrochée une partie de sa galerie de Portraits encadrés, sur laquelle il travaille depuis quelques années. Cette galerie est peuplée de personnages hybrides dont les visages ont été remplacés par une forme végétale ou animale : individu à la tête de chou, face de mante religieuse, corps-
[…] Pour sa nouvelle série de Paysage, l’artiste déplace aujourd’hui son attention vers la question du jardin et du panorama. Ajourés et sans cadre, des bas-
Pendant leur production, l’artiste s’est intéressé aux cours du Collège de France de l’anthropologue Philippe Descola sur les formes du paysage et sa remise en question de la séparation occidentale entre nature et culture. Il se réfère également au Manifeste du Tiers paysage (2004) de Gilles Clément qui défend les friches, les espaces délaissés et non entretenus où l’absence d’intervention humaine permet à une importante diversité biologique de se développer. Une façon pour Adrien Chevalley d’ancrer désormais dans le réel des questions que la science-
Cette relation à l’architecture se prolonge avec Grimpantes, une série de sculptures en moyen-
Derrière des oeuvres qui ne se présentent jamais directement comme militantes, se dessine pourtant une position engagée : celle d’imaginer d’autres rapports entre les humain·e·s et le reste du vivant, et de remettre en question des catégories longtemps considérées comme acquises – entre les sociétés et la nature, le sujet et son environnement, ce qui domine et ce qui est exploité, etc. Son oeuvre questionne ainsi une vision du monde façonnée par l’exploitation des ressources et la recherche de croissance. Sans chercher à illustrer un programme politique, Adrien Chevalley utilise la fiction et les formes pour envisager d’autres manières de vivre avec ce qui nous entoure. Une proposition, finalement, pour regarder autrement le monde et peut-
Exposition du 07 novembre au 23 décembre 2026. Semiose, 44 rue Quincampoix -
© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2007 -